vendredi 25 juillet 2008

Et si le téléphone portable nous aidait à devenir des citoyens responsables?


De plus en plus les usages du téléphones portables s'étendent au-delà de la simple conversation téléphonique. Le téléphone nous sert désormais à écouter de la musique, à faire des photos/vidéos, à surfer sur internet, à regarder la télé, mais aussi comme lecteur de code barre, pass d'entrée aux spectacles, GPS ou carte de crédit.

Et si l'on profitait de l'énorme parc de téléphones mobiles disponibles dans le monde (3.18 milliards à fin 2007) pour les transformer en autant de stations mobiles de contrôle de la qualité de l'air et du niveau de pollution? Et si le téléphone devenait un instrument de mesure communautaire, partagé et responsable?

C'est le pari fait Urban Atmospheres - Participatory Urbanism, projet de recherche mené par Intel en collaboration avec le UC Berkeley, qui -pendant deux semaines- a équipé des taxis et des piétons à Accra (Ghana) d'instruments de mesure de pollution pour ensuite établir une cartographie évolutive des zones de pollution de la ville.

L'idée du projet est de promouvoir une nouvelle implication des citoyens dans le monitorage et l'amélioration de la qualité de vie dans leur ville ou leur quartier. Le citoyen passerait ainsi du statut d'administré au statut de collaborateur de l'administration, dans une démarche proactive

Le téléphone pourrait donc être doté de nouveaux "super-senses" et avoir la capacité de se connecter à des senseurs facilement utilisables par monsieur Toutlemonde, sans besoin d'expérience ou formation préalable.

Le projet Urban Athmospheres n'est pas isolé: il s'inscrit dans une mouvance plus large de projets d'utilisation éco-responsable des nouvelles technologies au service de la communauté et de création de réseaux sociaux d'intérêts partagés, par exemple :

Urban Sensing (CENS / UCLA)
SensorPlanet (Nokia)
AIR (Preemptive Media)
SenseWeb (Microsoft)
The Urban Pollution Monitoring Project (Equator UK)
CityPulse (Ville 2.0, Paris)

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